BlogBourseETFMeilleurs ETF cybersécurité 2026 : comparatif et frais

Meilleurs ETF cybersécurité 2026 : comparatif et frais

Meilleurs ETF cybersécurité 2026 : comparatif et frais
9 min de lecture21 septembre 2026

Quatre ETF dominent l'offre cybersécurité en Europe : le L&G Cyber Security (ISPY), l'iShares Digital Security (LOCK), le First Trust Nasdaq Cybersecurity (CIBR) et le WisdomTree Cybersecurity (WCBR). Aucun n'est éligible au PEA : il faut passer par un compte-titres ordinaire. En mars 2024, la cyberattaque contre France Travail a exposé les données de 43 millions de personnes, une illustration du poids de ce secteur. Voici comment comparer ces ETF.

L'essentiel

  • Cinq ETF UCITS structurent l'offre européenne : ISPY (lancé en 2015, le pionnier), LOCK, CIBR, WCBR et le plus récent, l'ICBR d'Invesco.
  • Les frais vont d'environ 0,35 % (ICBR) à 0,69 % (ISPY) ; le TER le plus bas ne fait pas à lui seul le meilleur ETF.
  • Les portefeuilles sont très exposés aux États-Unis (souvent plus de 80 %), faute de leaders européens comparables.
  • Ils sont volatils : hausse de plus de 45 % en 2020, baisse de plus de 30 % en 2022.
  • Les encours vont d'environ 3 Md€ pour l'ISPY à quelques millions d'euros pour les fonds récents.

Un secteur en pleine croissance

Pourquoi s'intéresser aux ETF cybersécurité en 2026 ?

La cybersécurité est devenue une infrastructure critique du XXIᵉ siècle. Un ETF donne une exposition diversifiée au secteur et réduit le risque propre à une entreprise : c'est une alternative directe à un pari sur quelques sociétés.

Le marché et son potentiel

Le secteur résiste mieux aux cycles économiques classiques : les entreprises ne suspendent pas leur protection en période de ralentissement. Selon Sophos, le coût moyen de remise en état après une attaque par rançongiciel atteint environ 2,73 millions de dollars. Le marché mondial devrait continuer de croître jusqu'en 2030, d'après Grand View Research. L'intelligence artificielle joue dans les deux sens : elle crée de nouvelles menaces et de nouvelles solutions de défense.

Les avantages des ETF pour investir dans le secteur

  • Pas besoin de désigner les futurs gagnants dans un secteur technologique qui évolue vite.
  • Le risque propre à une entreprise est dilué par la diversification.
  • Des frais de 0,35 % à 0,69 %, sans le coût d'une analyse titre par titre.

Quels sont les meilleurs ETF cybersécurité disponibles en Europe ?

L&G Cyber Security UCITS ETF (ISPY) : le pionnier

Lancé en 2015, c'est le plus gros ETF cybersécurité européen : environ 3,1 Md€ au 27 juillet 2026, pour 0,69 % de frais et une centaine de lignes. Aucune position ne dépasse environ 6 % : CrowdStrike (6,1 %), Broadcom (5,8 %) et Rubrik (5,6 %) sont en tête. La diversification est équilibrée, la liquidité un atout. Des frais élevés, que ses défenseurs justifient par la profondeur de la recherche.

iShares Digital Security UCITS ETF (LOCK)

Environ 1,5 Md€ d'encours et 0,40 % de frais, pour une centaine de lignes. Sa définition de la sécurité est plus large : elle inclut la sécurité des centres de données et le contrôle d'accès. Ses frais sont compétitifs parmi les grands fonds, sa liquidité solide, et il existe en versions capitalisante et distribuante.

First Trust Nasdaq Cybersecurity UCITS ETF (CIBR)

Environ 1,3 Md€ d'encours, 0,60 % de frais et une trentaine de lignes seulement : une stratégie concentrée sur les purs acteurs de la cybersécurité (un seuil de chiffre d'affaires est exigé). CrowdStrike (8,8 %), Broadcom (7,8 %) et Palo Alto Networks (7,7 %) dominent. La concentration amplifie les gains comme les pertes : sa volatilité est supérieure à celle des fonds plus diversifiés.

WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF (WCBR)

Environ 407 M€, 0,45 % de frais et 40 à 50 lignes, avec CrowdStrike (6,0 %), Zscaler (5,3 %) et Fortinet (5,2 %) en tête. Il s'appuie sur un partenariat avec Team8, un groupe de réflexion sur la cybersécurité, pour repérer les leaders de sous-secteurs innovants. C'est un compromis entre innovation et stabilité, avec des frais intermédiaires.

Les nouveaux venus

L'Invesco Cybersecurity (ICBR) est le moins cher (0,35 %), avec une cinquantaine de lignes choisies par une méthode s'appuyant sur l'IA pour identifier les entreprises de « cœur » de métier. Mais son encours est d'environ 9 M€ seulement : la liquidité et la pérennité sont à surveiller. Autre option, le Cybersecurity & Data Privacy (CYBR), d'environ 136 M€, met l'accent sur la protection des données.

ETFEncoursFrais (TER)LignesSpécificité
L&G Cyber Security (ISPY)≈ 3 150 M€0,69 %≈ 100Pionnier, très liquide
iShares Digital Security (LOCK)≈ 1 527 M€0,40 %≈ 100Approche large de la sécurité
First Trust Nasdaq Cybersecurity (CIBR)≈ 1 293 M€0,60 %≈ 30Pure player, concentré
WisdomTree Cybersecurity (WCBR)≈ 407 M€0,45 %40 à 50Expertise Team8
Invesco Cybersecurity (ICBR)≈ 9 M€0,35 %≈ 50Le plus récent, le moins cher

Sélection éditoriale non exhaustive. Encours au 27 juillet 2026, sources JustETF et émetteurs ; le nombre de lignes est approximatif. Aucun de ces ETF n'est éligible au PEA. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Comment choisir le meilleur ETF cybersécurité ?

Les critères essentiels

Regardez d'abord la taille du fonds (liquidité), puis les frais annuels, le nombre de lignes, la concentration sur les premières positions et la capacité de l'indice à s'adapter. Les plus gros fonds (ISPY à 3,1 Md€, LOCK à 1,5 Md€) offrent un avantage de liquidité.

L'impact des frais

L'écart entre l'ISPY (0,69 %) et l'ICBR (0,35 %) est de 0,34 point par an. Pour juger le coût réel, ajoutez les écarts de prix à l'achat et à la vente, plus larges sur les petits fonds, la qualité du suivi de l'indice et les coûts de rotation internes du portefeuille.

La composition et la diversification

Les philosophies diffèrent : le LOCK met l'accent sur la sécurité des données et l'identité numérique, le CYBR sur la vie privée. L'effet de la concentration se voit bien avec CrowdStrike : 8,8 % du CIBR, contre 2,9 % de l'ICBR, soit des profils de risque très différents.

Les ratios à regarder

Au-delà du ratio de Sharpe, regardez le bêta face au Nasdaq-100, qui mesure la sensibilité au secteur tech, et le ratio de capture, qui indique comment l'ETF réagit aux hausses et aux baisses du marché. Surtout, vérifiez la corrélation avec vos positions technologiques existantes : un ETF cybersécurité qui recoupe ce que vous détenez déjà réduit l'intérêt de la diversification.

Performance et perspectives

La performance historique

L'ISPY a gagné plus de 300 % cumulés depuis son lancement en 2015, avec de fortes secousses : environ +45 % en 2020, porté par l'accélération du numérique pendant la pandémie, et environ -30 % en 2022, lors de la correction du secteur technologique. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

La répartition géographique

Les États-Unis pèsent souvent plus de 80 % de ces ETF : c'est là que se concentre l'écosystème d'innovation. L'Israël représente environ 12 % du CYBR (avec Check Point et de jeunes entreprises innovantes), et le Japon est présent avec des acteurs comme Trend Micro.

Les sous-secteurs représentés

  • LOCK : sécurité des centres de données et de l'identité numérique.
  • CYBR : protection des données personnelles.
  • WCBR : innovateurs disruptifs, avec l'expertise de Team8.

Les tendances à venir

Deux moteurs se détachent. L'intelligence artificielle renforce la détection des menaces, comme chez Palo Alto Networks. Le cloud redéfinit les frontières de la sécurité, avec des acteurs comme Zscaler. Les portefeuilles diversifiés (ISPY, LOCK) sont mieux placés pour suivre ces évolutions.

Comment investir dans les ETF cybersécurité depuis la France ?

Comment les acheter

Il faut un compte-titres ordinaire, ouvert auprès d'un courtier ou d'une banque qui donne accès aux places européennes où ces ETF sont cotés. Un agrégateur de comptes permet ensuite de suivre l'ensemble de vos positions.

La question du PEA

Aucun ETF cybersécurité n'est éligible au PEA : la capitalisation du secteur se concentre hors de l'Union européenne, chez des sociétés américaines ou israéliennes comme CrowdStrike ou Palo Alto Networks. En Europe, aucun équivalent de taille n'existe : Darktrace, par exemple, a quitté la cote de Londres après son rachat par Thoma Bravo fin 2024.

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Les alternatives pour rester dans un cadre PEA

  • Investir dans des ETF technologiques européens éligibles au PEA, dont certains groupes ont une activité de cybersécurité.
  • Consacrer une part minoritaire du portefeuille à un ETF cybersécurité hors PEA, tout en conservant l'essentiel dans le PEA.
  • Combiner les deux approches pour équilibrer avantage fiscal et exposition au secteur.

L'intégrer dans une stratégie diversifiée

Compte tenu de sa volatilité, on évoque souvent une poche de 5 % à 15 % du portefeuille, à titre purement illustratif : la bonne proportion dépend de votre situation. Un ETF cybersécurité sert de complément à un socle stable, avec un rééquilibrage périodique pour rester à l'allocation cible.

Cybersécurité : un pari de croissance à doser

Pour un investisseur actif, accumuler progressivement des parts d'ISPY ou de LOCK par des versements mensuels (investissement programmé) permet de lisser le risque de mauvais timing, sans garantie de performance. Le secteur offre un potentiel de croissance, mais aussi une forte volatilité, et son évolution future ne peut pas être assurée.

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Questions fréquentes

Peut-on loger un ETF cybersécurité dans un PEA ?

Non. Aucun ETF cybersécurité n'est éligible au PEA, car les leaders du secteur sont des entreprises américaines ou israéliennes. Il faut passer par un compte-titres ordinaire, où les gains sont imposés selon le régime habituel des plus-values.

Quel est l'ETF cybersécurité le moins cher ?

L'Invesco Cybersecurity (ICBR), à 0,35 % par an, contre 0,69 % pour le L&G Cyber Security (ISPY). Des frais plus bas ne garantissent pas pour autant une meilleure liquidité ni un meilleur suivi de l'indice.

Les ETF cybersécurité sont-ils risqués ?

Oui : ce sont des ETF sectoriels technologiques, à forte volatilité. Ils ont par exemple perdu plus de 30 % en 2022. La perte en capital est possible, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Quelle part de son portefeuille consacrer à la cybersécurité ?

Il n'existe pas de règle universelle. Compte tenu de la volatilité, ces ETF sont généralement utilisés comme une poche minoritaire du portefeuille, autour d'un socle plus stable. La bonne proportion dépend de votre situation personnelle.

Quel ETF cybersécurité a le plus gros encours ?

Le L&G Cyber Security (ISPY), avec environ 3,1 Md€ au 27 juillet 2026, devant l'iShares Digital Security (LOCK). Un encours important favorise en général des écarts de prix plus serrés et une meilleure liquidité.

Sources

  • France Travail, communiqué sur la cyberattaque de mars 2024
  • Sophos, The State of Ransomware 2024
  • JustETF, fiches des ETF ISPY, LOCK, CIBR, WCBR et ICBR
  • Grand View Research, taille du marché de la cybersécurité à l'horizon 2030
  • Legal & General, performance historique de l'ISPY depuis 2015

Cet article a un caractère informatif et pédagogique ; il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni un conseil fiscal. L'investissement comporte un risque de perte en capital, partielle ou totale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant tout investissement, consultez le Document d'Informations Clés (DIC) et, le cas échéant, un conseiller habilité.

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Rédigé par

Pierrot Basso

Éditeur de contenus Finance

Pierrot Basso rédige des contenus pour Nvestir afin de démocratiser l'investissement et les finances personnelles.